15 conseils pour une formation Digital Learning engageante et efficace !

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15 conseils pour rendre le Digital Learning (enfin !) engageant et efficace ! 😉

 

Le Digital Learning a accĂ©lĂ©rĂ© Ă  vitesse grand V cette annĂ©e mais cette digitalisation s’est parfois faite Ă  marche forcĂ©e. Aujourd’hui, il est temps de tirer un premier bilan et de s’interroger : comment faire du digital learning vraiment engageant et efficace ?

Retrouvez ci-dessous 15 conseils concrets rĂ©coltĂ©s lors d’une table-ronde virtuelle animĂ©e par Le Lab RH, durant laquelle CĂ©cile Robert (ForMetris), Claire Apchain Chauvet (Ubisoft), Julia Heinemann (Skillsday) et SĂ©bastien d’Albert-Lake (Kumullus) ont partagĂ© leurs expĂ©riences et mĂ©thodes pour une transformation digitale rĂ©ussie du Learning.

 

Conseil n°1 : Diversifier les modalitĂ©s d’apprentissage

Pour rendre l’expĂ©rience apprenante engageante, il est recommandĂ© de varier les modalitĂ©s d’apprentissage :

– Julia Heinemann prĂ©conise le blended learning : un mix intelligent de modalitĂ©s pĂ©dagogiques, Ă  savoir du prĂ©sentiel (synchrone, p. ex. classe virtuelle, webinaire) et du distanciel (asynchrone, p. ex. formations mobiles/e-learnings).

– Selon SĂ©bastien d’Albert-Lake, le format vidĂ©o permet de capter l’attention des apprenant·e·s grĂące au storytelling et aux mises en situation dans un effet miroir. La vidĂ©o actionne les leviers cognitifs forts et favorise le processus de mĂ©morisation. En effet, les apprenant·e·s retiennent 10% de ce qu’ils lisent, 20% de ce qu’ils entendent, 30% de ce qu’ils voient et 50% de ce qu’ils voient et entendent (Etude Karsenti – 2012).

– Chez Ubisoft, le digital learning revĂȘt depuis longtemps plusieurs formes, par exemple :

  • E-learning, avec des modules interactifs (isolĂ©s ou dans un parcours).
  • Format vidĂ©o (expert·e·s face camĂ©ra avec du motion design).
  • Playlists, qui recommandent des articles internes/externes, des vidĂ©os, des exercices…
  • Classes virtuelles (d’une heure Ă  une programmation d’étalant sur plusieurs mois)…

 

Conseil n°2 : Adapter le format de digital learning en fonction
des besoins des apprenant·e·s

Au-delĂ  de la mixitĂ© des contenus, il est clĂ© aussi de savoir adapter le type de format d’apprentissage aux besoins de l’apprenant·e et Ă  l’étape du voyage d’apprentissage. Pour Claire Apchain Chauvet, la formation Ă  distance peut ainsi avoir recours Ă  plusieurs formats digitaux, plusieurs structures (un Ă©lĂ©ment isolĂ©, un parcours libre, un parcours conditionnĂ©) ou encore plusieurs durĂ©es.

La variĂ©tĂ© des modalitĂ©s permet alors d’éviter l’effet “hamac” (= l’attention qui retombe), et de personnaliser les expĂ©riences en fonction des prĂ©fĂ©rences de format des apprenant·e·s.

 

Conseil n°3 : Veiller Ă  l’accessibilitĂ© technologique et pĂ©dagogique
des contenus

Selon Julia Heinemann,  les formations digitales doivent ĂȘtre accessibles partout oĂč l’apprenant·e se trouve et sur l’outil qu’il ou elle prĂ©fĂšre (smartphone, tablette, ordinateur
).

De plus, pour que le contenu soit accessible d’un point de vue pĂ©dagogique, vous pouvez :

– Commencer par travailler sur l’intention pĂ©dagogique : un objectif pĂ©dagogique clair et prĂ©cis doit pouvoir ĂȘtre dĂ©terminĂ© pour chaque sĂ©quence : « Qu’est-ce que l’apprenant·e doit retenir ? ».

– Opter pour des activitĂ©s courtes, avec du contenu synthĂ©tique et entrecoupĂ©es par des sĂ©quences permettant l’ancrage des connaissances.

 

Conseil n°4 : Adopter une approche centrĂ©e sur l’utilisateur
(“user centric”)

Lors de la conception des modules de digital learning, Julia Heinemann de Skillsday conseille de se mettre constamment Ă  la place de l’apprenant·e et ainsi de se poser les questions suivantes :

  • Quelle est la bonne quantitĂ© de contenu Ă  transmettre dans chaque activitĂ© ?
  • Quels sont les meilleurs exemples concrets qui permettront Ă  l’apprenant·e de transposer le nouveau savoir dans sa vie quotidienne / sur le terrain ?

Selon Claire Apchain Chauvet, cette recherche centrĂ©e utilisateur doit d’ailleurs se faire en continu, et pas seulement Ă  des moments prĂ©cis de conception de nouveaux modules. S’inspirer de la dĂ©marche UX (User eXperience, l’expĂ©rience utilisateur) permet de soigner tout le parcours apprenant de bout en bout (en amont, pendant et en aval).

 

Conseil n°5 : Favoriser une approche pensée avant tout pour du digital
(« digital design first »)

Selon Claire Apchain Chauvet, il n’y a pas de conversion magique d’une formation prĂ©sentielle Ă  une formation digitale engageante. Ainsi, une formation digitale aura plus de chances d’ĂȘtre engageante si elle est pensĂ©e pour l’ĂȘtre dĂšs le dĂ©but.

Si c’est impossible et surtout vu la pĂ©riode actuelle, une phase d’ingĂ©nierie pĂ©dagogique de transformation, voire de rĂ©invention est requise.

 

Conseil n°6 : Miser sur l’attractivitĂ© des contenus

Julia Heinemann, de Skillsday, nous informe que créer des contenus attractifs passe par :

  • la proposition d’activitĂ©s ludiques et attractives, comme :  des jeux et quiz chronomĂ©trĂ©s avec des systĂšmes de score, des escapes games, ou encore des aventures ou missions Klaxoon pour les classes virtuelles #gamification
  • du storytelling et un habillage graphique personnalisĂ© permettant d’embarquer les apprenant·e·s dans un univers favorisant son apprentissage
  • l’utilisation de teasers et de vidĂ©os pĂ©dagogiques pour renforcer l’engagement.

 

Conseil n°7 : Aligner les usages du quotidien avec l’expĂ©rience
des apprenant·e·s

Pour SĂ©bastien d’Albert-Lake de Kumullus, il est clĂ© de proposer une expĂ©rience de formation alignĂ©e, homogĂšne et cohĂ©rente avec les usages digitaux du quotidien. En effet, les comportements digitaux Ă©voluent rapidement… 52% des employĂ©s disent d’ailleurs utiliser Youtube pour leur propre formation (source Towards Maturity 2017).

Ainsi, pour augmenter la frĂ©quentation des plateformes d’apprentissage, il faut veiller Ă  ce que l’expĂ©rience qu’elles proposent rappellent aux apprenant·e·s les applications ou autres outils digitaux qu’ils ont l’habitude d’utiliser, notamment grĂące aux vidĂ©os, Ă  l’interactivitĂ©, Ă  la granularitĂ© des contenus proposĂ©s ou encore Ă  la gamification.

 

Conseil n°8 : S’orienter vers une sobriĂ©tĂ© des contenus proposĂ©s

Faire moins mais mieux ! L’idĂ©e, selon Claire Apchain Chauvet, est de ne pas tomber dans une sur-programmation de formations digitales pour enrichir Ă  tout prix le catalogue de formation. Elle rappelle ainsi que “nos collaborateurs ne sont pas apprenants Ă  temps pleins” : l’objectif est avant tout de dĂ©livrer vraiment la bonne formation digitale (ou non digitale d’ailleurs !) au vrai bon moment Ă  la vraie bonne personne !

 

Conseil n°9 : Renforcer l’accompagnement proposĂ© aux apprenant·e·s

Pour Julia Heinemann, l’accompagnement des apprenant·e·s est un facteur clĂ© de succĂšs pour les engager sur le long terme et obtenir de meilleurs rĂ©sultats de complĂ©tude et certification. Plusieurs modalitĂ©s permettent de le faire :

  • pour les formations 100% digitales, par exemple via la crĂ©ation d’un personnage fil rouge qui accompagne l’apprentissage et progresse main dans la main avec l’apprenant·e
  • pour les parcours blended via un vĂ©ritable voyage pĂ©dagogique : webinaire de lancement, formation mobile, classe virtuelle, accompagnement individuel
  • via relances individuelles rĂ©guliĂšres des apprenant·e·s
  • via l’utilisation du social learning, pour stimuler l’apprentissage avec des articles, vidĂ©os, citations postĂ©s sur  le forum ou rĂ©seau social d’entreprise et qui permet aux apprenant·e·s d’échanger, de poster, de liker, de commenter…

 

Conseil n°10 : Inviter les collaborateurs·trices à générer
leurs propres contenus

Chez Ubisoft, une tendance se dĂ©veloppe autour de la dĂ©mocratisation de  l’accĂšs Ă  la crĂ©ation de contenus de formation : le  contenu gĂ©nĂ©rĂ© par les utilisateurs (“User Generated Content” ou UGC) rĂ©pond Ă  une envie des collaborateurs·trices de partager leur savoir pour contribuer Ă  la formation de leurs pairs.

Pour SĂ©bastien d’Albert-Lake, cette tendance entre en rĂ©sonance avec l’essor de la culture du “Do It Yourself” ou du “No Code” dans le monde digital, et l’émergence d’une gĂ©nĂ©ration de profils appelĂ©s les « Makers » (les “crĂ©ateurs”). Ils croient au “learning by doing” (l’apprentissage par la pratique) et continuent Ă  se former en se lançant eux aussi dans la crĂ©ation de modules de formation.

 

Conseil n°11 : Valoriser les formateurs·trices

Selon Claire Apchain Chauvet, l’engagement dans le digital learning tient aussi Ă  la prĂ©sence et Ă  l’engagement des formateurs·trices, qui par leur posture viennent en soutien aux apprenant·e·s.

SĂ©bastien ajoute que les formateurs ont aussi un rĂŽle de maintien du lien et d’animation des communautĂ©s d’apprenant·e·s.

 

Conseil n°12 : Continuer à former les formateurs·trices

La formation des formateurs·trices est un vrai enjeu aujourd’hui !

Chez Ubisoft, sur certains programmes, on soigne particuliĂšrement l’accompagnement de ces formateurs·trices pour continuer Ă  les former, par exemple Ă  l’utilisation de nouveaux outils pĂ©dagogiques ou encore Ă  la prise de parole en public sur des formats distanciels.

Pour SĂ©bastien d’Albert-Lake, les concepteurs d’outils pĂ©dagogiques ont un rĂŽle fort Ă  jouer pour accompagner Ă  la prise en main et la comprĂ©hension de l’usage pour que ce soit diffusĂ© de maniĂšre performante et engageante. TransfĂ©rer les compĂ©tences d’utilisation des outils. Élargir la palette des outils et de connaissances des formateurs.

 

Conseil n°13 : Évaluer efficacement l’expĂ©rience de digital learning pour qu’elle rĂ©ponde aux besoins des apprenant·e·s

D’aprĂšs CĂ©cile Robert, que la formation soit en prĂ©sentiel ou en digital, les bĂ©nĂ©fices de l’évaluation restent les mĂȘmes. Celle-ci permet de :

  • continuer Ă  amĂ©liorer l’expĂ©rience d’apprentissage et dĂ©montrer l’efficacitĂ© de la formation tant pour l’apprenant·e que pour l’organisation
  • affiner le choix de la modalitĂ© la plus adaptĂ©e en fonction des objectifs
  • se projeter sur l’offre de formation Ă  6 mois, surtout dans ce contexte de digitalisation intensifiĂ© ces derniers mois.

Voici quelques conseils pour assurer l’efficacitĂ© de  l’évaluation du digital learning :

  • Adapter le processus d’évaluation au digital, mais garder quelques indicateurs clĂ©s de performance (KPI) communs avec le prĂ©sentiel, afin de pouvoir les comparer.
  • Rendre l’évaluation aussi engageante et cohĂ©rente que la formation elle-mĂȘme. Exemple :  si la formation est conçue nativement pour du mobile learning, l’évaluation doit l’ĂȘtre aussi en termes de dĂ©roulĂ© et de durĂ©e.
  • Personnaliser les questions et s’assurer qu’elles soient pertinentes pour les rĂ©pondant·e·s permet de limiter la lassitude face aux questionnaires (« survey fatigue »).
  • Ne pas chercher Ă  TOUT Ă©valuer par tous·toutes. Choisissez vos batailles et gardez Ă  l’esprit ces deux questions : « Qu’est-ce que je cherche Ă  mesurer ? » et « Le rapport Ă©valuation/formation reste-t-il Ă©quilibrĂ© ? »

 

Conseil n°14 : Prolonger les bienfaits de la formation 

Pour prolonger l’effet de la formation, Julia Heinemann recommande de :

  • continuer les discussions via les forums, wall et rĂ©seaux sociaux internes
  • inviter les apprenant·e·s Ă  reformuler ce qu’ils ou elles ont retenu pour renforcer leurs connaissances
  • dĂ©velopper du feedback managers-collaborateurs·trices mais aussi du feedback entre pairs.

 

Conseil n°15 : Développer une culture apprenante au sein de
votre organisation

Au-delĂ  des instants dĂ©diĂ©s Ă  la formation, l’essor Ă  un niveau plus macro d’une culture d’organisation apprenante permet de (re)mettre la formation au cƓur des prĂ©occupations des salarié·e·s et donc de mettre en valeur le digital learning.

Cécile Robert insiste sur la nécessité de créer un environnement et des conditions favorables pour un apprentissage au quotidien et en continu au fil du temps.

Avec le Learning Culture Index, la culture apprenante de l’entreprise peut ĂȘtre caractĂ©risĂ©e ; cela permet d’évaluer si les ssalarié·e·s apprennent plus avec leurs managers ou avec les ressources mises Ă  disposition par exemple.

Pour s’interroger sur la culture de l’apprentissage dans l’entreprise, Claire Chauvet suggùre trois pistes de questionnement :

  • Dans quelle posture sont gĂ©nĂ©ralement les apprenant·e·s et quelles postures veut-on cultiver ? « Je suis autonome » vs « je suis accompagné·e ».
  • Comment rendre les employĂ©s acteurs de leur propre formation, et comment valoriser celles et ceux qui s’investissent aussi dans la transmission des savoirs ?
  • Comment engager durablement les expert·e·s – formateurs·trices ?

 

Pour aller plus loin :

  • Boostez votre Ă©valuation de la formation avec ForMetris
  • Activez la crĂ©ation de contenus innovants avec Skillsday
  • Osez le vidĂ©o learning interactif avec Kumullus
  • Rejoignez les Ă©quipes d’Ubisoft
  • Formez-vous en continu Ă  l’innovation RH au Lab RH !

 

L’article est disponible en tĂ©lĂ©chargement juste ici (fichier PDF) —

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